Samedi 26 avril 2008
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19:42
Le Club, sous la houlette de Jean Luc Mansuy avait organisé aujourd'hui samedi 26 avril une journée destinée aux pilotes voulant évoluer vers du vol plus engagé que le vol de restit le soir à
Courbons.
Brieffing au café de la gare à 10 h où Jean Luc, après avoir cerné les attentes des 10 pilotes présents, explique comment procéder pour rester hauts et voler avec régularité. :"Ne visez pas
la rapidité mais bouclez le parcours, la rapidité viendra après".
Montée au déco, la brise et les thermiques sont déjà présents. Le parcours est défini : plusieurs allers-retours entre Les Hautes Sieyes et Thoard pour les balises les plus éloignées, le tout
faisant 29 km.

Préparation du matos. les pilotes sont concentrés même s'ils lancent quelques vannes. Les
observations des conditions météo font parties de la préparation mentale.
La brise est déjà installée et quelques thermiques puissants font ronfler le déco.
Il ne faut pas trainer car ça risque de devenir vite fort et indécollable.
Didier se mets en l'air, suivi par Jean-Luc. Ca monte fort et les "élèves" sont un peu dubitatifs.
Mais peu à peu on y va. D'abord Pascal, suivi de Jeannot - 69 ans tout de même - et d'un pilote de passage qui va nous suivre.
Je décolle à mon tour, monte et me repose au bout du déco sous le vent du thermique qui déclenche devant. "Ton plus petit plouf" dira Remy.
Je me déplaceet redécolle. D'emblée, ça monte bien. C'est toujours un peu la machine à laver dans ce coin.
On avance pas beaucoup mais on monte en se prenant des coups de pieds au derrière. Il s'agit de passer la barre de Courbons tout en continuant à monter. Didier et Jean-Luc sont passés sans
problème. Jean-Luc est déjà sur le Martignon alors que Didier "bédèle" sur Courbons.
Jean monte en ligne droite, sans enrouler. c'est son style et ça marche.
Pascal est lui aussi sur Courbons. Il est pas haut mais trace sur le Martignon.
Pour ma part, je suis un peu plus haut que le déco de Courbons. Je cherche devant, sur le relief et derrière le relief sans trouver grand chose. Je me maintiens.
Dédé est arrivé un peu bas sur le village de Courbons. Ca va être dûr de remonter car, à cette heure, il n'y a rien à gratter au relief et il est trop bas pour espèrer un thermique salvateur.
Mais sait-on jamais ?
Laurent arrive haut sur Courbons. Je ne le vois pas enrouler mais pour lui aussi ça marche.
Pas grand chose sur Courbons en basses couches, je retourne vers le village où je prend un bon thermique sur la "flamèche à Cyril".
Pour l'instant, j'ai un répit, je retourne vers le Martignon où j'arrive en dessous du sommet. Je teste la méthode Dédé, je ne colle pas au relief et cherche devant.
Pas de vrais thermiques mais des bulettes qui me tirent vers la Gomberge ou Jean, toujours lui est en train de prendre de l'altitude.
Dédé s'est posé à Courbons, je perds de vue Didier qui ne répond plus en radio (il doit de battre à mort !!!).
Je me fais secouer (si j'étais seul, j'irai poser) mais de voir jean-Luc et les autres rester en l'air me motive. Je continue.
Pour l'instant, je reste dans la moitié haute de l'espace divisé en deux par Jean-Luc (altitude positive, vario mis à 0 au déco de l'Andran). Peu à peu je m'habitue aux conditions.
Comme dit Didier "J'évolue avec elles". Avoir un but fixé d'avance c'est plus motivant que d'aller au hasard des conditions rencontrées. Ici, c'est le GPS qui commande et sa flêche m'indique la
balise à faire. Il faut y aller.
Pascal vient de faire "la Bigue" il trace vers Courbons. J'ai finit par bien prendre sur la Gomberge et faire la Bigue n'est qu'une formalité. je reste haut en direction de Courbons. Je vois
Jannot qui va vers la Bigue. On ne fait que se croiser à des altitudes différentes. Jean-Luc enroule déjà sur la Bergerie du Loup. Il a deux balises d'avance sur moi.
Je ne stresse pas. "Boucler le parcours", se concentrer sur ça et tenir sa voile car les thermiques sont costauds (ça turbule pas mal quand on est pas dedans).
Mon cockpit à instruments est mal placé, je ne vois pas les indications du vario et je n'ai plus l'habitude de la musique. je ne sais pas à quelle vitesse je monte.
Je me maintient aux allentours de 800m au vario ce qui fait environ 2000m. A cette altitude, les balises sont accessibles directement mais j'enroule pour prendre de la marge.
Je trie les thermiques en fonction du Bip ..Bip....Bip comme l'a indiqué Jean-Luc, j'enroule ce qui monte vraiment.
Jean-Luc a bouclé le parcours et revient nous guider.
On est trois en direction de Thoard, Pascal, Laurent et moi-même. Jeannot est sur le déco de Courbons.
Thoard se fait bien, on se maintient en altitude et, pour moi le retour vers les Hautes Sieyes se fait à 1800m. Ca monte tout le long.
Pour Pascal, partit un peu plus bas, c'est plus difficile. Il faut qu'il reprenne du Gaz.
Laurent, à son habitude, chemine haut (il doit être surtoilé !!! comme dirait quelqu'un...)
Voila les Hautes Sieyes. Un thermique, que je ne résiste pas d'enrouler pour rien, m'attends sur le village perché.
En compèt, je me serais dirigé aussi sec vers l'arrivée mais je prolonge un peu le vol sachant que je boucle.
Voilà, c'est finit. Une répèt pour la compèt de Digne dans une semaine si la météo est avec nous.
Pour moi, que du positif.
Merci Jean-Luc, Merci Bléon'Ailes...
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